PKR

PKR : principe général
Le principe de base de la PKR est de modifier la courbure de la cornée, par photoablation avec un laser Excimer. Ce protocole permet de prendre en charge certains troubles de la réfraction.
Les indications de la PKR
La PKR est une alternative thérapeutique de choix au Lasik lorsque celui-ci est contre-indiqué, par exemple si le sujet à traiter exerce des activités qui l’exposent à un risque significatif de choc oculaire. Bien que ces limites ne puissent pas être considérées comme absolues, on estime généralement que la PKR permet de traiter les myopies de puissance inférieure à 8 dioptries (D) et les astigmatismes jusqu’à 5D. La prise en charge de l’hypermétropie par PKR est plus rare, tout comme celle de la presbytie.
Déroulement de la PKR
Avant le traitement
Avant l’intervention, la consultation avec le praticien et le bilan préopératoire visent à confirmer l’absence de contre-indications au traitement et à vérifier que la PKR est bien l’option thérapeutique la plus adaptée. En plus d’un entretien au cours duquel le médecin s’informe sur le mode de vie, la profession, les loisirs et les antécédents du patient, des examens ophtalmologiques sont également réalisés.
Ils permettent de déterminer le type et le degré de correction nécessaire, en fonction de la nature du trouble visuel et de sa puissance, mais aussi d’étudier la morphologie de la cornée, son épaisseur, sa régularité, et de détecter d’éventuelles anomalies qui imposeraient d’exclure le patient du protocole, comme un kératocône.
L’intervention
L’intervention est réalisée sous anesthésie locale par instillation dans l’œil de gouttes d’oxybuprocaïne. Les deux yeux peuvent être opérés le même jour et, même dans ces conditions, la durée totale du traitement n’excède pas 30 minutes.
Une fois l’anesthésie effective, l’intervention démarre par le retrait de la zone centrale de l’épithélium cornéen, qui est la couche la plus externe de la cornée, localisée au-dessus du stroma. Cette étape se fait par pelage manuel minutieux, après une courte application d’alcool.
Les modifications de courbure cornéenne sont alors pratiquées en travaillant par photoablation au laser Excimer sur les couches superficielles du stroma. Ce dernier point constitue la différence essentielle avec le Lasik. En effet, au cours de celui-ci, le laser est appliqué sur des couches stromales plus profondes, ce qui explique que la PKR soit préférable en cas de cornée trop fine.
Entièrement assistée par ordinateur, l’intervention PKR garantit précision et sécurité. Notamment, un système «eye tracker» est utilisé pour corriger les mouvements involontaires de l’œil pendant toute la durée de l’intervention.
Une fois la correction nécessaire apportée par photoablation, par exemple en aplanissant la cornée des patients myopes, une lentille pansement est mise en place. Elle joue un rôle protecteur, mais permet aussi de minimiser la gêne post-opératoire et de faciliter la régénération de l’épithélium cornéen.
Suites post-opératoires de la PKR
Aucune hospitalisation n’est nécessaire : le traitement a lieu en mode ambulatoire et le patient regagne son domicile aussitôt après, pour y démarrer sa convalescence. Considérée comme un acte de confort par l’Assurance Maladie (comme les autres interventions de chirurgie réfractive), la PKR ne donne lieu à aucun arrêt de travail officiel.
Il est cependant conseillé de prendre quelques jours de congés pour se reposer et les activités physiques conséquentes sont à proscrire la première semaine, voire davantage si elles présentent un risque de choc oculaire important. Sur ces points, c’est le praticien qui rythme le retour du patient à une vie quotidienne normale.
Bien que plus intenses qu’après Lasik ou SMILE, les douleurs post-opératoires de la PKR sont généralement modérées, tout à fait supportables et bien contrôlées par le traitement antalgique prescrit. Elles surviennent le plus souvent dans les premières heures suivant l’intervention, et se traduisent généralement par une sensation de légère brûlure.
Durant les 7 premiers jours, la protection mécanique de l’œil opéré est essentielle. Le patient doit ainsi porter une coque protectrice pendant les phases de sommeil et conserver la lentille pansement. Le traitement post-opératoire se base sur l’instillation de collyres antibiotiques et anti-inflammatoires, parfois associés à des larmes artificielles.
Récupération visuelle après PKR
Après PKR, la récupération visuelle est plus lente qu’après un Lasik ou un SMILE. Cela s’explique principalement par le fait que l’épithélium cornéen doit se régénérer. Ainsi, la vision reste généralement floue pendant 1 ou 2 semaines, avant de commencer à s’améliorer progressivement. Cette évolution est suivie au cours de visites de contrôle, 1 semaine après l’intervention puis environ 2 mois plus tard.
PKR : risques et complications
Comme pour les autres interventions de chirurgie réfractive, de nombreuses études montrent que les risques liés à un traitement PKR sont très faibles. Toutefois, en chirurgie, quel que soit le domaine, l’éventualité de complications ne peut jamais être totalement écartée. Lorsqu’elles se produisent, elles peuvent être de nature variée : kératites (infections de la cornée), sécheresse oculaire temporaire (moins souvent qu’avec le Lasik) ou sensibilité momentanément accrue à la lumière.
Le « haze » constitue par ailleurs une complication spécifique de la PKR. Ce phénomène peut apparaître quelques mois après le traitement et correspond à une inflammation de la surface cornéenne qui vient voiler la vision du patient. Ce désagrément est le plus souvent bien maîtrisé grâce à l’instillation temporaire de gouttes de corticoïdes.
PKR : résultats
Le résultat final d’un traitement PKR est généralement observable 1 mois après l’opération. Il est le plus souvent excellent et, dans de nombreux cas, la PKR donne aux patients traités une qualité de vision équivalente à celle qu’ils avaient auparavant avec leurs lunettes ou leurs lentilles.
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