Opération de la myopie

Le traitement chirurgical de la myopie est destiné aux personnes désirant se libérer du port de lunettes ou de lentilles de contact. Plusieurs techniques opératoires existent aujourd’hui, chacune étant plus ou moins appropriée à chaque patient et à ses caractéristiques. Ces méthodes se classent en deux grandes familles : d’une part les techniques laser, par photoablation de la cornée (Lasik et PKR) ou extraction d’un lenticule cornéen (SMILE), d’autre part la pose dans l’œil de lentilles artificielles, qu’il s’agisse d’implants Phake ou de ceux introduits en remplacement du cristallin.
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La myopie : causes et symptômes

 

Grâce à l’action des deux lentilles convergentes naturelles que sont la cornée et le cristallin, l’œil réfracte la lumière qui le traverse. Cela signifie que la direction de la lumière est modifiée : les rayons lumineux, déviés, se concentrent normalement en un point unique situé en arrière de la cornée et du cristallin.

Pour que la vision soit nette quelle que soit la distance d’observation, ce point de convergence doit être précisément localisé à la surface de la rétine. Or, ce n’est pas le cas chez les sujets myopes. En effet, dans leur cas, la lumière converge en avant du plan rétinien, ce qui induit une vision floue de loin.

Ce phénomène s’explique par une mauvaise correspondance entre la puissance réfractive de l’œil et sa longueur. En pratique, la cornée des myopes est souvent trop courbée, réfractant excessivement la lumière, et/ou leur œil est un peu trop long. Plus rarement, c’est une anomalie de courbure du cristallin qui provoque la myopie (« myopie d’indice »).

 

Correction de la myopie par chirurgie réfractive au laser

 

Traitement au laser de la myopie : aspects pratiques

Plusieurs méthodes permettent de traiter la myopie par chirurgie réfractive au laser. Quelle que soit la technique choisie, aucune hospitalisation n’est requise et le patient peut retourner à son domicile immédiatement après l’intervention. Celle-ci se déroule sous anesthésie locale, après instillation de gouttes spécifiques dans l’œil. Ces actes durent moins de 30 minutes, même lorsque les deux yeux sont opérés au cours de la même intervention.

 

Lasik et PKR : des méthodes photo-ablatives

Pour corriger la myopie, Lasik et PKR reposent sur un principe commun : diminuer le rayon de courbure de la cornée afin de l’aplanir. Cette modification est réalisée par photoablation, au niveau du « stroma », couche intermédiaire de la cornée, située sous l’épithélium, feuillet le plus externe. Toutefois, la manière de se donner accès au stroma diffère selon la technique employée.

Pendant un traitement Lasik, un capot (le « volet stromal ») est découpé dans les couches cornéennes les plus externes. Cette découpe peut être réalisée manuellement ou, de plus en plus souvent, à l’aide d’un laser Femtoseconde. Ce volet reste attaché par l’un de ses côtés et est simplement basculé pour permettre l’accès au stroma. Le chirurgien peut alors utiliser un laser Excimer sur les couches stromales profondes afin de réduire la courbure cornéenne. A la fin de l’intervention, le volet stromal est replacé dans sa position initiale.

Le protocole PKR est différent. Il ne nécessite aucune découpe : pour accéder au stroma, une petite portion de l’épithélium cornéen est retirée et elle se régénèrera ensuite au cours de la phase post-opératoire. Cette étape peut se faire manuellement, par pelage délicat, ou bien déjà en utilisant le laser. Dans ce dernier cas, on parle de « Trans PKR ». Ensuite, le laser Excimer est utilisé pour aplanir la cornée au niveau des couches stromatiques les plus superficielles.

C’est en général la technique Lasik qui est privilégiée en première intention par rapport à la PKR, car elle offre l’avantage d’une récupération visuelle plus rapide et des suites opératoires indolores. Cependant, dans la mesure où la PKR implique une photoablation moins profonde que le Lasik, elle est recommandée chez les patients présentant une cornée de faible épaisseur (moins de 500 micromètres en pratique). Par ailleurs, la création du volet stromal pour un Lasik entraîne une fragilisation biomécanique légère mais définitive de la cornée. Cette fragilité est souvent acceptable, mais le Lasik est toutefois déconseillé aux patients exerçant des activités professionnelles ou sportives qui induisent un risque élevé de choc oculaire.

 

SMILE

Bien que le SMILE mette aussi en jeu l’utilisation d’un faisceau laser, il s’agit pourtant d’un protocole complètement différent du Lasik ou de la PKR. En effet, cette technique ne repose pas sur la photoablation des tissus cornéens. Ici, un laser Femtoseconde est utilisé pour découper dans la cornée une minuscule « galette » qui est ensuite extraite. Les dimensions et la forme de ce « lenticule » varient selon la puissance de la myopie à corriger.

 

Traitement de la myopie par pose d’implants

 

Une autre option pour traiter la myopie consiste à poser des implants, autrement dit des lentilles artificielles qui possèdent le pouvoir correcteur requis pour compenser le trouble visuel du patient. Cette solution présente notamment un intérêt lorsque la chirurgie laser n’est pas envisageable, soit en raison de contre-indications (cornée trop fine, fragilité détectée lors du bilan préopératoire…), soit parce que la myopie est trop forte et qu’une correction laser fragiliserait l’œil excessivement.

 

La pose d’implants en pratique

Quel que soit le type d’implant mis en place, l’intervention se déroule sous anesthésie locale et ne nécessite pas d’hospitalisation. La durée de ces actes ne dépasse jamais une trentaine de minutes.

 

Les implants Phake

Un implants Phake est une lentille artificielle qui est mise en place entre l’iris et le cristallin, dans la chambre postérieure de l’œil, via une minuscule incision de 3 à 6 millimètres. Cette technique de prise en charge de la myopie est réversible car purement additive : elle ne nécessite l’ablation d’aucune structure oculaire. Ainsi, si nécessaire, un implant Phake peut être retiré et le patient retrouve alors exactement la vision qu’il avait avant l’intervention.

 

Chirurgie du cristallin

Pour corriger la myopie, la chirurgie du cristallin présente un intérêt majeur chez les patients proches du milieu de la soixantaine, âge auquel se déclenche généralement la cataracte. Pratiquement, le cristallin est extrait après avoir été fragmenté à l’aide d’une minuscule sonde à ultrasons (« phaco-émulsification »). Pour cela, le chirurgien doit d’abord ouvrir la face avant de la capsule qui enveloppe le cristallin. Les fragments sont ensuite aspirés et l’implant est placé dans la capsule, en remplacement du cristallin naturel.

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